VGP Chariot Élévateur

    Vérification générale périodique — expertise réglementaire et conformité technique.

    Guide expert

    VGP chariot élévateur : obligations, checklist et CACES

    La Vérification Générale Périodique (VGP) du chariot élévateur est une obligation réglementaire pour toute entreprise utilisant ce matériel en milieu professionnel. Considéré comme un appareil de levage, le chariot élévateur relève des articles R.4323-22 à R.4323-28 du Code du travail et de l’arrêté du 1er mars 2004.

    Ce guide détaille les points de contrôle spécifiques (fourches, chaînes, mât, freins), la périodicité obligatoire, la différence avec le CACES et les bonnes pratiques pour sécuriser vos opérateurs logistiques et entrepôt.

    Checklist

    Les 6 points de contrôle essentiels d’une VGP chariot élévateur

    Cette checklist couvre les organes critiques du chariot élévateur : levage, structure, hydraulique, freinage, sécurité de l’opérateur et documents réglementaires.

    Mât, fourches et chaînes de levage

    • Absence de fissures, déformations ou usures excessives sur les fourches ( talon, crochet, dos de fourche)
    • État des chaînes de levage : pas de maillons écrasés, usure homogène, graissage correct
    • Tension et alignement des chaînes ; pas de bruits anormaux en montée/descente
    • Rouleaux du mât, glissières et butées : absence de jeu excessif ou de corrosion
    • Cylindres hydrauliques de levage : absence de fuite, rayure ou corrosion

    Structure & châssis

    • Intégrité du châssis, mât et carter de protection (pas de fissures, soudures cassées)
    • État du porte-charge, du dispositif d’attache et des éléments de fixation
    • Bonne fixation du contrepoids et des équipements de sécurité passive
    • Absence de déformations sur les structures porteuses (cage, arceaux)
    • Pictogrammes de sécurité, plaques de charge et avertissements lisibles

    Circuit hydraulique

    • Niveau et propreté de l’huile hydraulique
    • Absence de fuites sur flexibles, raccords, distributeurs et vérins
    • Pression du circuit conforme aux préconisations du constructeur
    • Fonctionnement des commandes de levage, d’inclinaison et des fonctions annexes
    • Absence de mouvements brusques, de flottements ou de pertes de charge

    Freins, direction et roues

    • Efficacité du frein de service et du frein de stationnement
    • Fonctionnement du système de direction : absence de jeu, pas de vibreur
    • État des pneumatiques ou roues (usure, éclatements, pression, écrous)
    • Bonne fixation des roues et état des jantes
    • Test des avertisseurs de marche arrière, gyrophare et éclairages

    Sécurité opérateur

    • État du siège, ceinture de sécurité et commandes (levier, volant, pédales)
    • Fonctionnement de l’armature de protection (OPG, top-rideau, rideaux de mât)
    • Disponibilité du signal d’alarme, klaxon et voyants du tableau de bord
    • Visibilité (rétroviseurs, essuie-glaces, éclairages de travail)
    • Présence du manuel d’utilisation et consignes de sécurité à bord

    Documents & marquages

    • Plaque constructeur lisible (marque, type, numéro de série, charge nominale)
    • Carnet de maintenance et historique des interventions à jour
    • Rapport de la dernière VGP disponible dans le registre de sécurité
    • Attestation de conformité et procès-verbaux de vérifications antérieurs
    • CACES des opérateurs à jour et affiché dans le parc machine
    Périodicité

    À quelle fréquence contrôler un chariot élévateur ?

    6 mois

    Obligatoire pour les chariots élévateurs utilisés en milieu professionnel. Fréquence retenue par l’arrêté du 1er mars 2004 et exigée par la plupart des assureurs.

    12 mois

    Possible dans certains cas très encadrés (usage faible, environnement protégé). Nécessite de vérifier le référentiel constructeur et les exigences de votre assurance.

    Vérifications complémentaires

    Après remise en service, réparation majeure, accident ou modification du chariot, une vérification supplémentaire est obligatoire avant remise en circulation (article R.4323-28).

    → Tableau complet des fréquences VGP par équipement

    CACES vs VGP

    VGP ou CACES : pourquoi les deux sont obligatoires

    Le CACES atteste que le conducteur est capable de conduire le chariot en sécurité. La VGP atteste que le chariot lui-même est sûr. Les deux sont indépendants et indispensables.

    AspectCACESVGP
    ObjectifProuver la compétence du conducteur à conduire un chariot élévateurVérifier que le chariot est en état de fonctionnement sûr
    PortéePersonne (cariste, magasinier, opérateur logistique)Machine (chariot élévateur, gerbeur, transpalette à conducteur)
    FréquenceFormation initiale + recyclage périodique (Caces R389, R390…)Tous les 6 mois en milieu professionnel (arrêté du 1er mars 2004)
    ResponsableOrganisme certificateur agrééPersonne compétente désignée par l’employeur ou organisme externe
    Obligation légaleCode du travail, articles R.4323-55 et suivantsArticles R.4323-22 à R.4323-28 du Code du travail

    Le point clé à retenir

    Un cariste certifié sans VGP à jour, ou un chariot contrôlé sans conducteur formé, sont deux situations dangereuses. La sécurité en entrepôt repose sur la complémentarité du CACES et de la VGP.

    FAQ

    Questions fréquentes sur la VGP chariot élévateur

    Besoin d’une VGP pour vos chariots élévateurs ?

    Cloud VGP intervient sur vos sites logistiques et entrepôts pour vérifier vos chariots et vous délivrer un rapport conforme à la réglementation.